Vanoise: randonnées autour des lacs

Quand vient l’été, la plupart des gens ne pensent qu’à la plage et au farniente. Et bien moi, à cette période je ne rêve que de montagnes.

Et ce n’est pas uniquement par esprit de contradiction. C’est en fait le plus sûr moyen à mon sens de conjuguer ciel bleu, fraîcheur, activités nature, beau paysages et surtout le calme et la tranquillité

Donc quand mes parents ont décidé d’aller passer une semaine en montagne au beau milieu du mois de juillet, je me suis un peu invitée. Je ne les vois pas beaucoup le reste de l’année car je suis toujours en vadrouille à droite à gauche, donc c’était aussi un bon moyen de passer un peu de temps en famille

Nous sommes donc partis à Champagny en Vanoise, situé dans le parc naturel du même nom. Eux une semaine, moi quatre jours.

Et forcément, j’ai immédiatement pensé à faire de la rando. Je nous ai donc concocté un petit programme de balades en Vanoise sur le thème des lacs. Car je suis amoureuse des lacs de montagnes ! De l’eau, des sommets, du bleu, du vert, c’est pour moi le décor parfait. Vous ne trouvez pas ?

Bref, je partage tout ça avec vous en espérant vous donner des idées. Et vous verrez, il y en a vraiment pour tous les goûts : du randonneur warrior au marcheurs du dimanche, tout le monde peut vraiment profiter de la montagne en été

Lac des Glieres par le Laisonnay d’en Bas

Bon en vrai, il ne s’agit pas vraiment d’un lac mais plutôt d’un ensemble de petits cours d’eau sur un grand plateau caillouteux.

Mais la balade est tellement jolie qu’elle vaut vraiment le déplacement. Et puis en prime, il y a des cascades !

Deux chemins au départ (direction refuge de la Gliere, le lac est juste derrière même si ce n’est pas forcément indiqué sur les panneaux): un sur un large sentier (celui sur votre gauche en arrivant), un qui passe par la forêt au début plus raide (tout droit) mais plus court. Les deux se rejoignent régulièrement donc vous pouvez alterner. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait. La bonne surprise, c’est qu’il n’est pas rare de croiser des marmottes sur le chemin

En tout la rando fait une petite quinzaine de bornes. La première moitié de la rando est magnifique au cœur d’une vallée entourée de cascades (plus ou moins alimentées selon la saison). Ça grimpe quasi non stop mais la pente n’est pas raide donc ça reste accessible à tous.

Juste avant le lac, vous pouvez faire une halte au refuge de la Gliere pour manger (omelettes), prendre une crêpe ou une boisson. On ne s’en est pas privés. D’autant que le temps a tourné à l’orage et qu’on a donc dû écourter la balade.

Si vous êtes plus chanceux que nous niveau météo, il y a la possibilité de continuer ensuite jusqu’au lac des Échine (comptez 1h30 de plus pour y arriver, destination pas indiquée malheureusement mais n s’y retrouve avec maps.me) ou le col de Palet (splendide, mais la rando aller-retour fait bien 7h depuis le Laisonnay)

Lac Blanc de Pralognan

Départ du parking du pont de la pêche en direction du refuge du Peclet

Rando d’une vingtaine de bornes. Pour résumer, ça ne monte pas raide mais ça monte longtemps. Mais c’est très beau !

Comme souvent en montagne ça démarre doucement sur un joli sentier aménagé. Pas de difficulté majeure, si ce n’est la longueur. Quelques petites traversées de pierriers et de névés sur la fin. Mais le paysage est tellement beau tout au long du chemin qu’on oublie vite que ça grimpe

Le lac blanc se situe à une quinzaine de minutes après le refuge.

On n’a pas eu de chance avec la météo, ça s’est couvert sur le haut de la montée. Le lac était donc forcément moins resplendissant qu’à l’accoutumée.Mais bon, ça restait quand même pas mal.

Le plus difficile a été la descente car il a plu quasiment non stop et très fort. On était trempés au bout d’une dizaines de minutes. Et comme la descente fait quand même 8 bornes, ça a été long. Et quand je dis trempés c’est vraiment rincé. Plus rien sur nous n’était sec. Mon père a même grillé son portable dans l’histoire car lui aussi a pris l’eau. Mais bon, comme la descente est sur un chemin bien aménagé, pas de bobos, c’est l’essentiel.

Le lac bleu (ou lac de la Loze)

Départ Altiport de Meribel

Bon là c’est le jour où mes parents (surtout ma mère) m’ont maudit. Car il y a eu quelques « surprises » sur cette rando.

J’avoue que quand je prépare mes journées rando, je me base d’abord sur les photos de ce qu’on peut y voir. Je regarde bien sûr le temps de marche, le dénivelé et si ce n’est pas trop technique, histoire de ne pas me retrouver dans un truc au-dessus de mes capacités. Mais après pour les détails (genre si ça grimpouille gentiment tout le long ou bien raide d’un coup, par où on passe, etc ), je ne me focalise pas trop là-dessus. D’où parfois quelques « imprévus ».

Donc autant vous le dire tout de suite, cette rando est très belle mais, elle grimpe sec sur la fin. Bon après c’est pas la mort non plus, mais on enchaîne les grimpettes en petits lacets dans la forêt puis après sur la crête pour arriver au sommet. Donc mieux vaut avoir un cuissot un peu entraîné et ne pas avoir le vertige !

Mais en même temps, le parcours est vraiment joli, d’abord en forêt, puis sur la plaine et les pierriers, donc ça vaut largement les efforts fournis. Même mes parents l’ont reconnu.

Ce que je n’avais pas remarqué non plus, c’est qu’à la fin de la rando, on se retrouve face à une arrivée de remontée mécanique. Je vous vous venir, et c’est sans doute aussi ce que mes parents ont pensé en arrivant ; quoi tous ces efforts alors qu’on aurait simplement pu monter en télésiège !!! Bon, non, en fait, je ne suis pas une tortionnaire, les remontées ne marchaient pas. Bon après, je dois avouer que je ne sais pas trop si c’est parce que ce jour-là il y avait des travaux ou juste parce que ça ne marche jamais en été.

Mais revenons à notre randonnée. Passée la remontée, on n’est plus qu’à une vingtaine de minutes du lac. Il est joli mais pour le coup dans un endroit beaucoup moins sauvage et isolé que je ne l’imaginais. Mais il y a du reflet, alors je lui pardonne tout. Et la bonne surprise, c’est que bien que situé non loin de la civilisation, il n’y avait quasiment personne ce jour-là.

Après un ptit pique-nic, il est temps de redescendre. Comme la montée a été rude, on décide de ne pas repasser par le même chemin. En revenant au terminus de la remontée, on voit un panneau « Meribel Altiport 1h05 ». Ma mère est ravie, mon père et moi plutôt sceptiques quant à la petitesse du temps indiqué. Mais le chemin est large, pas trop raide en descente, et semble même être carrossable. Bref, c’est parti !

Bon au final, c’était tout de même un peu piégeux : la descente est facile et se fait donc d’un bon pas, mais je ne sais pas où le type qui a mis le panneau a vu qu’on pouvait mettre 1h05 !!! Ou alors il faut courir (vite) ou prendre la voiture. Nous, on a plutôt mis dans les 2h et on n’a pas trainé.

Et l’autre piège, c’est que le chemin est tellement praticable qu’en fin de descente, on s’est carrément retrouvé dans un chantier, avec des camions qui font des aller-retour pour déverser de la terre. Avec plein de poussière au passage. Et après, ce sont carrément les vaches qui sont venues nous couper la route ! Bref, c’était la rando des surprises en tout genre.

Malgré tout, ça reste une descente agréable car pas casse-gueule et avec de jolis paysages. En plus, le ciel bleu était revenu ! Au final, on a encore enchaîné 15 bornes et un dénivelé positif et négatif d’environ 500 mètres

Lac de la Roziere

Bon ça, c’est un peu la “rando spécial flemmards”. Et certains jours, on est tous un peu flemmards, non ? Car même si j’aime bien crapahuter un peu pour atteindre les points de vue, parfois c’est bien aussi d’avoir des beaux trucs sans avoir à suer sang et eau. Et après les trois jours de rando précédent (pas moins de 60 km avalés comme me l’a répété ma mère !), il fallait bien une pause.

Et au delà de ça, je crois qu’au final, c’est le plus beau lac que nous ayons vu lors de ce séjour ! Donc pourquoi faire compliqué quand parfois il suffit de faire simple

Cette fois direction Courchevel 1650. Attention le lac de la Roziere n’a rien à voir avec le col du même nom, n’allez pas vous tromper. Pour s’y rendre, c’est simple, il suffit de suivre les panneaux une fois arrivés à Courchevel 1650. Attention: belle descente en lacets sur la fin, ne roulez pas trop vite. Tout en bas, un petit parking vous attend. Venez tôt, car il est vite surchargé. Surtout en été à l’heure du pic-nic . Nous, on est arrivé sur place vers 11h30, et coup de bol, il restait juste une place.

Mais pas de pic nic pour nous, ou du moins pas tout de suite, on attaque direct par une petite marche direction la Cascade des poux. Comme ça, on aura les sentiers pour nous tous seuls. On mangera plus tard.

La balade est en forêt et longe une rivière. C’est plat et cela ne doit pas faire plus de 2 km, donc c’est vraiment accessible à tous.

Et la cascade en vaut vraiment la peine ! Mi-juillet, elle est encore bien alimentée. A voir si c’est pareil un peu plus tard en saison. En tout cas, nous l’avons eu pour nous tout seuls et ça c’était vraiment agréable.

Ensuite, après être revenus au parking, on profite du fait que tout le monde est toujours en train de manger pour aller faire le tour du lac. C’est toujours très plat et très court en distance (le tour complet fait environ 1,5 km) mais franchement c’est de toute beauté !

Comme je suis quand même un peu frustrée niveau marche à pied (on ne se refait pas), nous décidons d’aller voir le lac depuis les hauteurs. Deux options s’offrent à nous: le belvédère (il y a des panneaux) sur la gauche du lac, et un autre chemin sur la droite. On prend les deux !

Là, je vous avoue que ça grimpe. Mais on reste à l’ombre, en pleine forêt. Et là encore, nos efforts sont largement récompensés par de superbes vues !

En résumé sivous cherchez à passer une journée tranquille au bord d’un lac merveilleux, ne loupez pas ce coin !

Le lac des vaches

Celle-là j’avoue elle date un peu. C’est pour ça que je l’ai mise en dernier.

Je l’avais faite en 2013 lors de mon premier séjour en Vanoise, déjà avec mes parents. Et c’est sans doute ma rando préférée dans le coin. Je ne pouvais donc pas ne pas vous en parler, même si mes souvenirs sont assez flous.

Le départ se fait à 2 km de Pralognan depuis le parking des Fontanettes. Compter environ 5 heures pour faire l’aller-retour. Il y a environ 600 mètres de montée (et de descente car le retour se fait par le même chemin)

C’est un GR donc c’est très bien indiqué (comme souvent dans les Alpes), impossible de se perdre

Les paysages alpins le long du chemin sont magnifiques.

On passe notamment par le pont de la Glière, au dessus d’un torrent.

Puis la pente se raidit pour arriver au lac proprement dit. Mais le spectacle est tellement beau en haut que cela vaut vraiment le coup de grimper

La particularité du lac des vaches est le petit sentier de pierres qui se trouve en son centre. On peut donc littéralement marcher au milieu du lac. Une expérience assez unique

Comme on avait un peu de temps, on a poussé la balade pour aller voir le lac depuis les hauteurs. Ca grimpe pas mal, mais là encore, la vue en vaut la peine

Pour les courageux, il est possible de continuer jusqu’au refuge du col de la Vanoise, environ 1000 mètres plus haut. Nous, comme l’orage menaçait, on a dû rebrousser chemin

Et on a bien fait, car on a fini la rando sous la grêle. Mais cela reste malgré tout, une des plus belles randos que j’ai pu faire dans les Alpes. A ne pas louper si vous passez dans le coin !

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