36 heures à Gand

 

Bien qu’ayant vécu plus de 8 ans dans le Nord, je n’avais jamais eu l’occasion d’aller à Gand. Trop occupée, trop fauchée,  trop « c’est pas grave, c’est pas loin, j’irai plus tard ». Finalement, j’ai quitté le Nord sans avoir vu Gand. Et quatre ans après, je traînais encore ce regret.

Alors quand deux copines m’ont proposé d’aller là-bas pour voir le marché de Noël, je n’ai pas hésité. Et je ne l’ai vraiment pas regretté. Nous sommes vraiment tombées sous le charme de cette ville historique et vivante tout à la fois.

A Bruges, le temps semble s’être arrêté. Et c’est l’une des raisons pour laquelle j’aime la ville. A Gand, il semble jongler entre les époques, mélangeant citadins, touristes et étudiants. Mixant vieilles pierres et street art. Pour notre plus grand bonheur.

 

 

Arrivées à la mi-journée le vendredi et devant repartir le samedi en fin d’après-midi, notre programme s’annonçait chargé. Et au final, j’avoue que nous n’en avons pas fait la moitié. Préférant souvent flaner dans les rues ou trainer dans les cafés, plutôt que d’enchaîner les visites. Une autre façon de découvrir la ville qui nous a vraiment enchantée.

 

 

Ce que j’aime par-dessus tout quand je visite une ville, c’est me laisser porter, déambuler dans les rues un peu au hasard. Prendre le temps de capter les ambiances, les lumières. Et de faire des photos. Et à Gand, de ce côté-là, nous avons été servies. Chaque sortie, chaque coin de rue ou presque a été l’occasion d’une séance photo. Avec pour seules stars, l’architecture flamande et les canaux. Deux choses que j’aime plus que tout. Ca tombait plutôt bien.

 

 

 

A Gand, l’essentiel des sites se concentre dans la vieille ville, sur un périmètre plutôt restreint. Donc nous avons tout fait à pied. Et en bateau.

 

 

Si comme nous, vous êtes plutôt adeptes du « slow tourisme », n’hésitez pas à passer trois jours à Gand. Pour nous, le temps était compté donc on a tout concentré sur 36 heures. En faisant volontairement l’impasse sur les visites en intérieur, pour se concentrer sur la beauté des canaux et des ruelles pavées. Nous reviendrons plus tard découvrir la richesse des musées gantois et l’intérieur du chateau des comtes.

 

Vendredi

 

Sitôt nos bagages déposés dans nos chambres, nous voilà donc parties à la découverte des lieux. Pour une première approche, la receptionniste de notre hôtel nous a conseillé une visite guidée gratuite (free walk) organisée par une auberge de jeunesse du centre-ville. Ce sont des étudiants qui nous servent de guides.

 

 

Plusieurs groupes se forment en fonction des langues. Ce vendredi, ce sera au choix espagnol ou anglais. Notre espagnol étant inexistant, nous nous greffons aux anglais. Ou plutôt au melting pot de nationalités qui compose notre groupe. Ca va du Portugal aux Etats-Unis en passant par l’Australie, l’Ecosse ou le Canada. Un vrai tour du monde ! C’est Julia qui nous sert de guide. Et c’est franchement top ! En deux heures, elle nous raconte toutes les étapes marquantes de l’histoire de Gand, nous confie ses meilleures adresses de bars ou de restaurants, et surtout toutes les raisons pour lesquelles elle est tombée amoureuse de cette ville ! On en profite pour découvrir les principaux points d’attraction de la ville,  sous une belle lumière d’hiver, tout en s’instruisant.

 

 

 

On y apprend notamment comment Gand est passé du statut de deuxième ville la plus importante d’Europe à celui de petite bourgade belge, pour une histoire d’impôts que les habitants de la cité ont refusé de payer au XVIe siècle. C’est vraiment passionnant ! Nous vous recommandons donc chaudement cette visite.

 

Pour info, ça dure deux heures et c’est gratuit (on donne ce qu’on veut à la fin de la visite). Rendez vous tous les jours à 13h devant le Uppelink Hostel

 

Sitôt la visite terminée, nous nous mettons en quête d’un bateau pour aller découvrir la ville sous une autre facette. Car en hiver, il ne faut pas perdre de temps si vous voulez naviguer, le jour se couchant tôt, les tours des canaux se terminent à 16h.

 

 

Dans la précipitation, on saute sur la première guérite ouverte et on ne remarque pas un détail. Le bateau est en fait couvert. C’est bien, on aura moins froid, mais pour les photos, c’est juste la catastrophe. On se retrouve coincées au milieu d’une rangée, sans pouvoir bouger, derrière des vitres un peu cra cra. Déception ! Mais bon, c’est de notre faute. Donc on profite de la visite (sympa au demeurant), même si on est un peu frustrées niveau clichés.

 

Pour que vous ne fassiez pas la même erreur que nous, un petit truc: les bateaux non couverts se trouvent en fait sur le côté gauche de la Lys au niveau du Korenlei. Si vous préférez rester au chaud, c’est côté Graslei qu’il faut aller.

 

 

A notre retour de la balade en bateau (45 minutes environ), la nuit est déjà quasiment tombée. Mais la découverte de la ville ne s’arrête pas là. Bien au contraire. L’obscurité conjuguée à la superbe mise en lumière des bâtiments donnent à la ville un côté vraiment féérique ! Nous passons donc plus d’une heure à refaire le tour de la vieille ville pour faire des photos. Totalement émerveillées.

 

 

 

 

 

Après, il est temps d’aller faire un tour au marché de Noël. Assez classique, mais très plaisant.

 

 

Puis direction le restaurant Amadeus pour le repas. Le lieu nous a été recommandé par Julia, et franchement, rien que pour le décor, ça vaut le coup d’y aller. Côté nourriture, les amateurs de ribs ne seront pas déçus (il y a une formule à volonté). Pour notre part, nous optons pour un solide waterzoi au poulet. De quoi bien nous tenir au corps pour la nuit.

 

 

 

Samedi

On se réveille sous une chape de brume. Si la veille Gand n’a pas été sans nous rappeler Amsterdam, cette fois, c’est un peu dans le Londres de l’époque victorienne que nous avons l’impression de nous retrouver.

 

 

Nous avions prévu d’aller faire l’ascension du beffroi, mais la grisaille nous en dissuade. A quoi bon gravir des centaines de marches pour se retrouver avec une vue sur la ville totalement bouchée. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

 

 

A la place, nous nous lançons dans une visite à pieds sur le thème du street art. Nous ne le savions pas mais Gand, en plus d’être un paradis pour les amateurs de vieilles pierres, est aussi à l’avant-garde en matière d’art urbain. Des dizaines de street artists ont fait de la ville leur terrain d’expérimentation. Et l’office de tourisme a préparé des parcours thématiques pour guider les visiteurs d’un jour (téléchargeable ici ou à retirer directement à l’office de tourisme, situé dans l’ancien marché aux poissons).

 

 

Comme il y a plus de 85 oeuvres à découvir, si vous voulez tout voir, n’hésitez pas à faire le tour à velo. La ville est particulièrement adaptée aux deux roues et vous aurez vraiment l’impression de vivre comme un Gantois. Car, comme à Amsterdam, à Gand les vélos sont partout !

 

 

Nous, on en a fait une partie à pied, et mine de rien, ça nous a occupé quatre bonnes heures.

 

 

 

 

 

Néanmoins, au milieu de nos explorations artistiques, nous ne pouvions pas manquer les beguinages. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, les beguinages étaient à l’origine des lieux d’hébergement et de vie en communauté pour les femmes célibataires. Aujourd’hui, beaucoup de ces endroits ont été reconvertis en petits quartiers tranquilles aux maisons blanches, ou bien en musées.

 

 

A Gand, il existe trois béguinages classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous n’avons eu le temps de n’en voir que deux, l’ancien beguinage Saint Elizabeth et le Petit Béguinague, mais ce fut à chaque fois de purs moments de ravissements et d’échappées hors de l’agitation de la ville.

 

 

 

Où manger à Gand

  • Amadeus

Charmante brasserie au décor baroque/art déco. Le waterzoi de poulet est super bon et a de quoi remplir les estomacs les plus affamés. Pour les amateurs de ribs, ici ils sont servis à volonté. Un conseil: pensez à réserver, c’est toujours bien plein

 

  • Maison Elza

Encore un lieu au décor mémorable. Centré autour de la mode, mélange d’objets rares et de bibelots de mamie. D’ailleurs, Elza était la grand-mère du patron, qui accueille chaque client avec chaleur. Cosy à souhait, Elza est un lieu où on passerait bien des heures, surtout en plein coeur de l’hiver quand il fait bien froid dehors. Nous y sommes allées pour le petit dejeuner. Delicieux et copieux.

 

Où dormir à Gand

  • Hotel Onderbergen

Très bien situé à proximité du centre-ville, tout en étant au calme. Très bonne literie et accueil très sympathique avec de bons conseils pour découvrir la ville

 

 

 

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8 Commentaires sur "36 heures à Gand"

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LadyMilonguera
Invité

C’est une ville qu’il me plairait beaucoup de découvrir…

Trotteurs Addict
Invité

Merci pour ton article ! Gand est une ville qui nous tente beaucoup ! On espère pouvoir y aller cette annee ou l’année prochaine

Itinera magica
Invité

Depuis que je suis allée à Bruxelles, j’ai découvert à quel point l’architecture flamande est magnifique et je rêve de voir Bruges et Gand. Tes belles photos me le confirment !

tania
Invité

j avais prévu de venir en 2017 mais finalement d autres escapades sont venues bouleverse r le programme
pt etre en 2018

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