Marathon de Paris 2017

En avril 2016, je vais voir comme tous les ans ces dernières années les marathoniens parcourir les rues parisiennes. Avec le temps quasi estival je me dis que ça pourrait être intéressant d’y participer.

C’est comme ça que mi-avril, au détour d’un lien FB, je me suis inscrit au marathon de Paris 2017.

 

Bon l’échéance est encore loin et comme les défis raisonnables ne me font pas peur, je ne suis pas trop inquiet.

 

Finalement, janvier 2017 arrive et après un rapide rétroplanning, je m’aperçois qu’il est temps de passer à la préparation. Heureusement, depuis 6 mois, j’ai couru régulièrement 3 ou 4 fois par semaine.

Pendant la période d’entrainement, on a évidemment prévu un voyage en Thailande ce qui va interrompre l’entrainement. Pas grave, le marathon est 2 mois après le retour en France.

 

Préparation pas tout à fait idéale ….

 

L’hiver est rude et certaines séances se font à 6h du matin avant le travail et par -5°, sur des trottoirs parfois verglacés. Ce ne sont pas les meilleurs souvenirs de l’entrainement mais au final ressort un sentiment de fierté.

 

Arrive le weekend du marathon et son salon du running Porte de Versailles d’où on ressort fièrement avec son dossard dans un sac Asics, sponsor principal de l’épreuve.

 

 

1 coureur parmi les 57000 inscits

 

Et dimanche, c’est l’heure de la course.

 

Prêt pour 4h de course … plus ou moins

 

 

Mon départ est prévu à 8h50. Habitant Paris, aucun besoin de logistique, sauf celui de Delphine qui se voit confier un sac à dos avec chaussures de rechange, gel énergétique, boissons … Tout ce dont je n’aurais pas besoin finalement 🙂

 

 

Après environ 25 minutes d’attente dans le sas de départ, nous voilà lâchés sur les Champs Elysées direction la Concorde, Rivoli et au delà, le Bois de Vincennes.

 

 

Je me suis entrainé visant 3h45. Sur la ligne de départ, je sais que ce serait un miracle d’atteindre cette allure. Autant y aller un peu plus calmement. J’ai tellement entendu parlé du fameux « mur du 30ème km », de coureurs partant trop vite et finissant à l’agonie (ou ne finissant pas du tout)…

 

C’est donc tout tranquillement, ou du moins sur la réserve que je parcours les 5 premiers kilomètres jusque Bastille, accompagné par les supporters lève-tôt pour un dimanche qui nous encourage tout au long de la rue de Rivoli, dont Delphine qui m’attendait au premier point de repère, place de la Concorde.

 

 

Ensuite, direction la Porte Dorée et le Bois de Vincennes pour le premier quart de la course et 10km dans les allées du Bois. Cette partie est un peu plus calme et les supporters se font rares. Jusque là, tout va bien.

 

 

Retour dans le Paris urbain à la Porte de Charenton et les supporters sont de retour. On court sous les encouragements des parisiens, c’est vraiment super.

 

 

Pour moi, c’est ma première course avec le maillot d’Adidas Runners et ça fait un peu bizarre d’être encouragé tous les 200-300 mètres par un « allez Les Abbesses ». Sur cette première partie de course, ça donne un petit boost pour quelques dizaines mètres.

 

On approche du second passage à Bastille qui marque le semi-marathon. Passage en 1h56. Le calcul est vite fait, je suis sur un rythme de 3h52. Pas si mal que ça.

 

On se dirige vers les quais de Seine que nous suivrons pour 7 km avec les célèbres tunnels et leurs faux plats casse-pattes. Juste avant d’y arriver, je sens que mes jambes se crispent. On est au KM 23, il en reste 19.

 

 

 

Je continue sur un rythme un peu moins rapide jusqu’au KM 30 et son passage face à la Tour Eiffel, toujours accompagnés par les parisiens profitant du soleil, des encouragements des copains Adidas Runners qui sont venus en nombre et de Delphine qui me retrouvent tous les 5-6 km selon les stations de métro.

 

Au km 31, le pont de Bir Hakeim est totalement occupé par les Adidas Runners qu’on aperçoit de loin. Ils sont tellement nombreux que c’est presque une haie d’honneur qui nous est faite pendant 200 mètres. De quoi oublier les jambes qui commence à tétaniser. Mais les douleurs reprennent vite.

 

Pour moi, le km 33 et la petite grimpette de la Porte d’Auteuil marquent le début des galères. Je vois mon allure baisser et pourtant je n’arrive pas à récupérer. Je commence à avoir vraiment mal aux jambes.

 

On entre dans le Bois de Boulogne, parcours que je connais par cœur car c’est mon site d’entrainement. Il y a de plus en plus de « marcheurs », épuisés par l’effort et par les 25° un peu surprenant pour ce début avril.  Le long de l’allée Marguerite, aux KM 37-38, plusieurs coureurs cherchent de l’ombre au pied des arbres et je vois les secours intervenir pour assister des participants allongés dans l’herbe. Pas top !

 

Je continue tant bien que mal jusqu’au dernier ravitaillement où je m’arrête… sans pouvoir repartir en courant. Je rencontre un compagnon de galère et au KM 39, nous nous encourageons mutuellement pour finir les 3 derniers kilomètres en footing.

 

 

L’arrivée nous donne des ailes et sous les encouragement des spectateurs super motivés, je finis mes 42 kilomètres en 4h06. Un peu déçu de mon temps, mais au final, cette médaille, il a fallu aller la chercher.

 

 

Un petit retour à pied à la maison et déjà, j’imagine mon prochain marathon. Reste plus qu’à trouver lequel !

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